b. Prise de contact avec l'Amérique

 

*Généralement un ami, un compatriote, un membre de la famille fournit un logement et un emploi à l’immigrant qui débarque dans le « Nouveau Monde », le nouveau venu devra le rembourser plus tard.

Au XIXe siècle, ce sont parfois des villages entiers qui tentent l’aventure dans le Nouveau Monde, ou au moins l’ensemble des hommes en âge de travailler.

A cette époque, aux E.U, il manque des bras pour travailler, si bien qu’on n’hésite pas à envoyer des agents recruteur en Europe. Une fois que les migrants ont un petit capital, ils font venir leur famille restée au pays. Ces pratiques renforcent la solidarité et les liens ethniques aux Etats-Unis, d’autant plus que les immigrants originaires des même régions on tendances à se regrouper par quartiers.

Par exemple : Little Italy à New York.

*Les emplois à la disposition des nouveaux arrivants sont essentiellement des métiers de la confection textile, du petit artisanat, des postes d’ouvriers.

 

Les immigrés Irlandais :

*Au cours des cent années qui suivirent l’année 1820, cinq millions d’immigrants irlandais débarquèrent aux Etats-Unis. Les Irlandais représentaient près de la moitié de tous les immigrés installés aux Etats-Unis dans l’année 1840, et le tiers dans les années 1850.

 Leur présence suscita une vive réaction parmi certains Américains de souche, connus sous le nom de « nativistes », qui dénoncèrent leur religion catholique. Malgré tout, dès le début du XXe siècle, les Irlandais étaient assimilés à la population.

Les Irlandais ne furent jamais en butte au racisme dont souffrirent les Afro-Américains et les Asiatiques qui se virent interdire le droit d’être des citoyens ou dont l’entrée aux Etats-Unis fut restreinte.

 

Des débuts difficiles :

*Les immigrés irlandais qui quittèrent leur pays à l’époque de la grande famine furent parmi les plus désavantagés que les Etats-Unis n’aient jamais connus. Certains des plus pauvres vivaient dans le quartier des « Five Points », situé dans le sud de Manhattan à New York, celui là même dont le romancier anglais Charles Dickens dit qu’il « suintait la saleté et les immondices »avec « ses passages et ses ruelles où l’on s’enfonce dans la boue jusqu’aux genoux. Dans ce quartier, nota Dickens, prolifèrent « des immeubles hideux où le vol et le meurtre sont monnaie courante ; tout ce qui est odieux, désolant, pourri y est présent. »

 

Répartition :

*Les immigrés avaient tendance à se regrouper dans certains quartiers, dans certaines villes, dans certaines régions. Le centre des Etats-Unis (Midwest), l’une des régions agricoles les plus fertiles au monde vers le milieu du XIXe siècle, devint une terre d’accueil pour les groupes relativement homogènes, et étroitement soudés, provenant de la Suède, de la Norvège, du Danemark, de la Bohème et de diverses régions qui finiront par former l’Allemagne en 1871.

 

*Chaque groupe échappait aux tentatives de généralisation en ce qui concerne la répartition par sexe, par grande tranche d’âge, le taux d’alphabétisation des immigrés, etc.                   Une caractéristique commune était cependant présente chez tous : ils affluaient dans les villes et formaient la plus grande partie de la main-d’œuvre industrielle, rendant ainsi possible l’apparition des grosses entreprises, notamment dans les domaines de la sidérurgie, du charbon, de l’automobile, des textiles et de la production de vêtements, ce qui permit aux Etats-Unis de prendre place parmi les géants économique du monde.

 

New York :

*Pour la plupart des immigrants, New York n’était qu’une étape : seul 1/3 y restait. Les autres ne faisaient que passer et avaient pour intention de continuer leur périple vers l’intérieur du continent. Pour ceux qui s’y installaient, les conditions de vie et de travail étaient souvent plus dures que celles qu’ils avaient connues dans leur pays, mais à force de travail, ils finissaient par obtenir le mieux être qu’ils étaient venus chercher.

Les immigrants s’accaparent et restructurent la ville :

*1/3 des immigrants ne quittent pas la ville, et s’y installent durablement. Le regroupement « instinctif » des immigrants donne lieu à l’apparition d’une division ethnique des quartiers. La plupart ne savent pas parler anglais.

*Des sociétés d’entraide leur facilites la recherche pour trouver un logement, un emploi, les guident dès leur arrivée sur la « Terre Promise » que représente pour eux New York malgré de nombreux abus des américains d’origine qui usent de leur innocence et de leur ignorance pour en retirer de juteux profits.

Une gestion des immigrants difficile, qui nécessite de nouvelles infrastructures :

*Si l’immigration est le phénomène qui va structurer l’architecture de New York, c’est parce que la municipalité doit répondre à cet afflux de nouveaux habitants. En effet cette arrivée massive et incessante de million d’immigrés devient un sujet de préoccupation au niveau des logements populaires.

*En 1892 Ellis Island devient la « porte dorée » pour entrer aux Etats-Unis. Les Américains ont crées une zone de transit avec la possibilité de mise en quarantaine pour vérifier si les gens n’apportaient pas de maladies avant leurs accueil sur la métropole.

*Les immigrants, majoritairement Irlandais, étaient pour la plupart catholique. Ce qui amena la construction de nouvelles paroisses catholiques à New York. La population New Yorkaise devenait tellement dense qu’il était nécessaire de créer de nouvelles infrastructures comme des gratte-ciels, ou de moderniser certain transport commun tel que le métro.

*Le commissioners’plan de 1811 à redéfinit l’ensemble des rues de Manhattan  l’objectif étant de maîtriser la croissance anarchique de la ville et notamment de son secteur immobilier

 

Les difficultés d’intégration des migrants :

Les populations qui subissent un fort rejet :

*Au Etats-Unis cette hospitalité se nourrit de l’incompréhension à l’égard de populations (qui sont) pauvres et acceptent tous les travaux, et qui, pour la plupart, ne sont ni anglophones, ni protestantes, contrairement aux premiers migrants d’Europe du Nord. Elle se manifeste parfois par des émeutes violentes.

*IL leur faut 5 ans de résidence avant de pouvoir prétendre à la naturalisation Américaine.  

 

Le padrone système :

*Les immigrés avaient des difficultés à s’insérer dans le monde du travail dont ils connaissaient mal les habitudes et la langue. Pour trouver un emploi, ils avaient recours à l’aide d’intermédiaires italiens, les padronis qui connaissaient la langue et le pays.

Le rejet des immigrants et de leur culture aux Etats-Unis :

*D’après Ellward C.Cubberly, les immigrés du sud et de l’est de l’Europe sont « analphabètes, dociles, ils manquent d’autonomie, ils n’adhèrent pas à la loi américaine ». Pour lui et d’autres américains de souche, « leur arrivée a dilué leur race nationale et corrompu leur vie politique ». Il dit qu’ « ils ont tendance à s’installer en groupe et en colonies, à apporter leurs coutumes nationales et leurs rites religieux. »

è Les Américains n’acceptent pas les immigrés,  ils ne supportent pas qu’ « ils puissent être assimilés à la race américaine et qu’ils éduquent leurs enfants avec une éducation américaine. »

*Dans la plupart des quartiers pauvres d’immigrés, les rues étaient sales, il y avait des mauvaises odeurs. (ex : « Little Italy », le quartier italien de New York)

Les lois relatives à l’immigration :

*Une mosaïque de mesures restrictives fut mise en place vers la fin du xixe siècle et au début du xxe, mais immédiatement après la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et au début des années 1920 le Congrès finit malgré tout par remanier la politique d'immigration du pays. La loi de 1921 sur les origines nationales (comme la version finale qui sera adoptée en 1924) limita le nombre d'étrangers autorisés à s'établir aux États-Unis et, qui plus est, imposa des quotas par nationalité. Ce texte, très compliqué, accordait un traitement préférentiel aux Européens du Nord et de l'Ouest tandis qu'il limitait considérablement le nombre de ceux originaires d'Europe de l'Est et du Sud ; quant aux personnes venues d'Asie, elles étaient carrément déclarées indignes d'entrer aux États-Unis.

Des affrontements sociaux dus aux difficultés d’intégration :

*Dans les quartiers du sud de Manhattan, de population essentiellement issue de l’immigration, se développe une guerre des gangs à cause des difficultés de vie issue du voisinage et du racisme.

 

Une intégration finalement réussie :

*Malgré ces difficultés initiales, les migrants souvent regroupés en quartiers par nationalité (par exemple : les Italiens de « litte italy » à New York) s’intègrent progressivement dans la société au fur et à mesure que leur niveau de vie s’améliore, même s’ils gardent des particularités nationales.

 

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